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James c. Baker, "Foreign Language and Pre-departure Training in U.S. Multinational Firms," Personnel Administrator, July 1984, pp. 63-72.
Basil Bernstein, "Elaborated and Restricted Codes: Their Social Origins and Some Consequences," American Anthropologist (special issue on "The Ethnography of Communication," J.J. Gumperz and Dell Hymes, eds.), 66, 6 (1964): 55-69.
Joseph Casagrande, "The Southwest Project in Comparative Psycholinguistics: A Preliminary Report," in Anthony F.C. Wallace, ed., Men and Cultures: Selected Papers of the Fifth International Congress of Anthropological and Ethnological Sciences (Philadelphia: University of Pennsylvania Press, 1960): 777-782.
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La langue parlée par un groupe de personnes peut également fournir de bonnes indications sur la nature de leurs interactions sociales. Les gens parlent souvent différentes langues ou différentes formes de la même langue selon la situation ou le contexte sociale dans ils s'expriment. Le bilinguisme est la forme la plus évidente de langue utilisée selon la situation, parce que une personne peut se servir d'une langue à l'école, une autre à la maison, et une troisième sur la place du marché.
Dans les cas les plus fréquents, les monolinguistes parlent différentes formes de la même langue, selon la situation sociale. Par exemple, la langue qu'un universitaire emploie avec un compagnon de chambre est sensiblement différente de celle utilisée quand il parle à son grand-père ; ou les expressions entendues dans les vestiaires d'une équipe de football seraient à peine appropriée dans une entrevue d'emploi.
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Les cultures varient sur la façon explicite d'envoyer et de recevoir les messages verbaux. Aux Etats-Unis, par exemple, on s'attend à ce que la communication verbale efficace soit explicite, dirigée, et non ambiguë. De bons communicateurs sont censés dire ce qu'ils veulent dire avec le plus de précision et le plus simplement que possible. On s'attend à ce qu'ils "le dise comme il est "et non" de tourner autours du pot". La manière de communiquer dans d'autres cultures est considérablement plus ambiguë, inexacte et implicite.
La distinction maintenant classique de Basil Bernstein (1964) entre les codes élaborés et restreints fournit un concept cadre pour mieux comprendre les différences entre ces deux modes fondamentalement disparates du discours. Les codes restreints utilisent des mots, expressions, et phrases abrégés et se basent fortement sur des répliques cachées, non verbales, implicites et contextuelles comme le comportement non verbal, le contexte social, et la nature des rapports interpersonnels. Les codes restreints sont une forme de communication "sténographique" qui ne se base pas sur l'élaboration ou l'interprétation verbale. Les codes élaborés, d'autre part, impliquent l'amplification verbale et donnent peu d'importance aux répliques non verbales ou contextuelles.
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Une langue indique également la valeur structurelle de base d'une culture. Par exemple, la façon qu'une culture valorise les individus par rapport au groupe, est souvent reflétée dans sa langue ou son style linguistique. La valeur placée sur l'individu est profondément enracinée dans Psyché de l'américain du nord. La plupart des citoyens des Etats-Unis se basent sur la prétention culturelle que l'individu est au sommet et non seulement qu'il peut, mais qu'il doit, être maître de son propre destin. Le fait que l'individualisme est prédominant aux Etats-Unis peut être vu dans toute sa culture : de l'amour de l'automobile comme mode préféré de transport à un système juridique qui va, comme nul part dans le monde, protéger les droits de l'accusé. Même avec les enfants, les Américains du nord essayent de leur fournir une chambre à coucher individuelle, de respecter leur droit individuel à l'intimité, et leur instaurent le sens de l'autodétermination et de l'indépendance en les encourageant à résoudre leurs propres problèmes.
En raison de l'interdépendance étroite de la langue et de la culture, ces valeurs sont reflétées dans l'anglais américain standard. Comme indicateur de la façon dont l'anglais reflète l'individualisme, il suffit de compter le nombre de mots, que l'on peut trouver dans un dictionnaire américain d'anglais, commençant par " self ". Il n'y en a pas moins de 150. Cette considérable liste de mots anglais liés à l'individu est sensiblement plus grande que celle que l'on peut trouver dans une culture ou l'importance du groupe est prédominante par rapport à l'individu.
Aux U.S.A., le bonheur individuel est de bon ton, tandis que dans des cultures orientées groupe telles que le Japon, les gens essayent d'obtenir ce qu'il convient le mieux au groupe, tel que la famille, la communauté, ou la société entière. Plutôt qu'être à la recherche du bonheur individuel, les Japonais sont davantage concernés par la justice (pour les membres du groupe) et la droiture (par les membres du groupe). Au Japon, "nous" vient toujours avant le "Je" ; le groupe est toujours plus important que l'individu. Comme John Condon (1984) nous rappelle, " si Descartes avait été japonais, il aurait dit, ' nous pensons, donc nous sommes.' "
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Quelques linguistes ont suggéré que la langue est plus qu'un simple système de communication qui facilite l'envoi et la réception de messages. Ils suggèrent que les langues servent davantage qu'une fonction de communication, parce qu'elles établissent des catégories dans nos esprits qui nous forcent à distinguer les objets que nous considérons semblables de ceux considérés différents. Puisque chaque langue est unique, les catégories d'une langue ne sont jamais identiques à celles d'une autre. En conséquence, les personnes parlant deux langues différentes ne classeront pas les choses de la même manière, ni ne percevront la réalité de la même façon.
Pour illustrer ceci, si dans notre langue il n'existe qu'un seul mot -" tante " pour se référer à la sœur de ma mère, à la sœur de mon père, à la mère du frère de ma femme. C'est comme si je perçois ces diverses parentés généalogiquement au même degré; je me comporte de la même façon envers elles. Mais si c'est le cas dans notre langue, d'autres communautés linguistiques perçoivent ces quatre parentés féminines de façon substantiellement différente, marquent les divers degrés de parenté, et se comportent envers elles de différentes manières.
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Les entreprises, comme d'autres organismes, exigent une communication efficace pour bien fonctionner et remplir leurs objectifs. Les sociétés internationales exigent une communication efficace à plusieurs niveaux. Une compagnie doit communiquer avec sa main-d'oeuvre, clients, fournisseurs, et fonctionnaires de gouvernement. Une communication efficace parmi des personnes de la même culture est souvent assez difficile. Mais essayer de communiquer avec des personnes ne parlant pas votre langue et qui ont différentes attitudes, idées, acceptations, perceptions, et manières de faire, augmente fortement les chances d'un malentendu.
Malheureusement, la littérature est remplie d'exemples de ce qui peut mal tourner quand un homme d'affaires américain essaye d'approcher un marché avec des connaissances plus que sommaires de la langue du pays. Simon (1980) relate que quand General Motors a décrit son " Body by Fisher " en Flamand, la traduction fut " cadavre près Fisher ", ce qui n'a pas augmenté les ventes. Le slogan à succès de Pepsi-Cola " Come Alive with Pepsi " a été traduit dans un chinois approximatif signifiant " Pepsi-cola ressuscite vos ancêtres de leur tombe ". Une compagnie américaine basée au Brésil a essayé de leurrer les hommes d'affaires en prétendant avoir des " rendez-vous lounges " dans sa cabine de première classe -- sans se rendre compte qu'en Portugais, le mot le "rendez-vous" implique une salle pour faire l'amour.
Récemment Susan Parr (1992) a rapporté que l'homme d'affaires américain Frank Perdue (industrie alimentaire du poulet) traduisit un de ses fameux slogans publicitaires en Espagnol. Le slogan " It takes a tough man to make a tender chicken " fut traduit en Espagnol comme " Il faut un homme viril pour faire un poulet affectueux ".
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Les entreprises, comme d'autres organismes, exigent une communication efficace pour bien fonctionner et remplir leurs objectifs. Les sociétés internationales exigent une communication efficace à plusieurs niveaux. Une compagnie doit communiquer avec sa main-d'oeuvre, clients, fournisseurs, et fonctionnaires de gouvernement. Une communication efficace parmi des personnes de la même culture est souvent assez difficile. Mais essayer de communiquer avec des personnes ne parlant pas votre langue et qui ont différentes attitudes, idées, acceptations, perceptions, et manières de faire, augmente fortement les chances d'un malentendu
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